Ella Fitzgerald
Ella abraça Jobim
Musiciens : Paulinho de Costa (perc), Alex Acuna (dm), Abraham Laboriel (b), Tenny Trotter (kb), Mike Lang (kb), Clarence Mac Donald (kb), Paul Jackson (g), Oscar Castro-Neves (g), Mitch Holder (g), Roland Bautista (g), Joe Pass (elg), Clark Terry (tp), Zoot Sims (ts) et Toots Thielemans (hca).
Thèmes : Dreamer (Vivo sonhando), This love that I've found (So tinha de ser com voce), The girl from Ipanema (Garote de Ipanema), Somewhere in the hills (Favela), Fotograph (Fotografia), Wave, Triste, Quiet nights of quiets stars (Corcovado), Water to drink (Agua de beber), Bonita, Off key (Desafinado), He's a carioca (Ele e carioca), Dindi, How insensitive (Insensatez), One note samba (Samba de una nota), Felicidade, Useless landscape (Inutil paisagem).
Enregistré : en septembre 1980 et mars 1981 aà Hollywood.
Durée : 75'13".
Référence : Pablo 99 976.Si ce n'est pas un monument, ça y ressemble fort. Près de vingt ans après Getz, Ella enregistre tout un disque avec la musique de Jobim. Le territoire est connu : pas un titre que l'on ne prenne plaisir à fredonner avec délectation. Revus (et à peine corrigés) par Ella, les thèmes perdent en nonchalance, cette manière, propre à Jobim, toute de langueur. Mais curieusement, ce petit changement de cap ne dérive pas en direction d'un Brésil frénétique et coloré. Plutôt vers une sensualité rentrée (ah, le « That kiss » à la fin de « Fotograph » !). Du reste, peu de place est laissée à l'improvisation vocale, au fameux scat d'Ella. Comme il se doit pour un disque de musique brésilienne, la part belle pour les solistes va aux guitaristes (Joe Pass et Oscar Castro-Neves) ou encore au son chaleureux de Clark Terry et à ce grand monsieur de l'harmonica qu'est Toots Thielemans. En somme, un concentré de tendresse, superbement mené d'un bout à l'autre.
Pascal Kober
Chronique publiée dans le mensuel Jazz Hot.Reproduction possible avec autorisation écrite de l'auteur.
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