Planète : Jazz(s), mes amours, mes voyages

De Miles à Toots, de Betty Carter à Aziza Mustafa Zadeh, des steppes russes aux cieux caraïbes, de tournées en festivals, trente ans déjà que je parcours les territoires du jazz. Vingt ans déjà que Jazz Hot, plus ancienne revue de jazz du monde (créée en 1935 !) publie mes breakfast interviews, mes chroniques de disques, mes grands reportages et mes photos de musiciens. Sélection partielle et partiale…

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Produite par Thierry Serrano pour le service culturel de la mairie de Vaulx-en-Velin, cette exposition itinérante a été présentée à plusieurs reprises dans de nombreuses institutions : Rencontres photographiques du centre culturel Simone-Signoret de Château-Arnoux (Alpes-de-Haute-Provence), Espace d’art contemporain pour le festival À Vaulx Jazz (Rhône), Médiathèque pour le festival Crest Jazz Vocal (Drôme), Médiathèque de Nouzonville (Ardennes), Palais du Parlement pour le Grenoble Jazz Festival (Isère), etc.

Si vous souhaitez présenter ce travail dans votre équipement culturel ou votre galerie, et obtenir les conditions de représentation de l’exposition, merci d’envoyer un message en cliquant sur le menu «  Contact » en haut de page.K

Attention : exposition à l’épreuve !

Texte, photo, journalisme, musique… et toutes ces sortes de choses qui se jouent du temps et gardent trace de la vie. Je les voudrais amateurs. Du latin « qui aime » : le texte sur un carnet de voyage ; la photo « de famille » ; et le journalisme comme une écoute candide des murmures de la planète. La musique, enfin, en respiration et en parfait dilettante. Le photographe ne connait pas ce formidable retour du public juste après l’énoncé final d’un thème. Plaisir du musicien en direct. Or, au fond, au-delà des diverses formes d’expression, il s’agit bien d’abord de plaisirs.

Une expo de mes photos ? ’z’en ont de bonnes ! Jamais fait d’expo, moi. Déjà que j’ai du mal à définir mon activité… Versant professionnel : carte de presse numéro 49142. Photographe ou journaliste ? Euh… Ça s’expose, du texte ? Versant cartable : les Beaux-arts. Plasticien, donc ? Mouais… J’avais alors inventé un personnage qui m’allait bien : le renifleur du temps. Un moment oubliée, l’expression balise à nouveau ma carte de visite. J’ai toujours préféré les sentiers de traverse aux autoroutes de l’information.

Quant à retrouver mes petits parmi plusieurs dizaines de milliers d’images… Ah, la vie de grand reporter… Au fil du temps, archives à gérer, originaux perdus, négatifs rayés, photos oubliées, supports inadaptés, j’en passe et des meilleures. L’Agfachrome développé il y a près de trente ans dans un coin de ma cuisine parisienne côtoie l’Ekta de dernière génération traité Quality Lab, mais voisine également avec un vague film noir et blanc griffé ex-soviétique troqué au hasard d’une ruelle de Saint-Petersbourg pour répondre à un besoin urgent ou un fichier numérique empli de pixels. Sans parler du contenu de ces documents : depuis l’immense Dizzy jusqu’au petit copain, un bel éventail des musiciens de la planète jazz et aussi des mille et une pratiques de la prise de vues. Et eux, ils me demandent une expo !

Après ça, étonnez-vous du choix de la forme. Iconoclaste et peut-être bien inédite. Cadres et cimaises, certes, mais à l’intérieur, adieu marie-louise et belle photographie tirée sur papier baryté. Bonjour l’épreuve de photogravure réalisée à partir d’un fichier de mise en page. Les photographes, les vrais, vont hurler, eux qui vivent encore trop souvent sous la dictature du dieu piqué. Comment ? Une expo de photos scannées, tramées, numérisées… Quant à moi, j’aime, dans sa matière brute, ce drôle de papier satiné qui préfigure l’odeur de l’encre fraiche et qui marie avec tant de bonheur la couleur et la monochromie, les photos de famille prises au compact et les portraits réalisés en studio, les croquis et les grains d’argent. Bref, mes images et mes mots, ici fidèlement reproduits.

Pascal Kober

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