Anne Sila : une fraicheur solaire

Anne Sila

Anne Sila. Esplanade Saint-Vincent. Festival Jazz à Vienne. Dimanche 8 juillet 2012. © Photo : Pascal Kober.

Elle a le sourire lumineux. Au point qu’Anne Sila est qualifiée de « solaire » par Éric Torlini, directeur artistique du festival Couleur Jazz. Solaire ? Le concert d’Anne témoigne pourtant d’abord d’une indéniable fraîcheur, conjuguée à une étonnante maturité pour une si jeune musicienne. Ce sourire lumineux évoque la douce clarté d’une aurore estivale du Grand Nord. À l’orée d’une quasi-nuit qui tarde un peu à s’échapper et d’un jour qui aspire à poindre. Un diapason septentrional qui s’accorde bien à la voix d’Anne. Encore un tantinet ancrée dans un solide enseignement musical qu’elle subvertit toutefois déjà pour expérimenter les itinéraires de ses prochaines aventures. Bref, la voie d’une voix qui, demain, en conjuguant ses multiples talents, pourrait bien compter dans le monde du jazz vocal. En prémices d’une promesse : joli filet et léger voile (qui rappelle parfois une Lisa Ekdhal ; minauderies en moins), finesse extrême du phrasé, et ce délicat murmure dont elle joue à merveille (comme sur My foolish heart), à l’instar de la grande Betty Carter, mais sur un registre moins spectaculaire. Enfin, ce souffle apprivoisé que n’aurait pas renié un Stan Getz. Pour Couleur Jazz, Anne Sila a choisi un trio qui sait rester au service de son chant mais qu’elle n’hésite pas à solliciter : François Gallix aux graves fondateurs, Benoît Thevenot, qui tricote un bel écrin pianistique au lyrisme juste contenu, et à la batterie, Nicolas Serret, au jeu tout à la fois discret et d’une redoutable efficacité. Littéralement emportée par le combo, Anne Sila s’envole sur un répertoire aux tempos rapides, faisant montre d’une parfaite maîtrise rythmique, d’un joli sens de l’harmonie qui lui permet quelques improbables échappées dans des chorus très enlevés et d’un contact enjoué avec son public qu’elle met d’ailleurs à contribution lors d’un bis sur Route 66. À peine regrettera-t-on l’absence d’une ou deux ballades supplémentaires qui nous aurait permis d’écouter la belle dans un contexte plus intime. Mais on se console avec cette magnifique composition de sa plume autour du poème de Victor Hugo Demain, dès l’aube, qui a déjà des allures de futur standard du French songbook. Anne revient ici au violoncelle, son premier instrument. Et elle y est radieuse. Comme si celui dont on dit que sa tessiture est la plus proche de celle de l’âme humaine pouvait lui ouvrir d’autres portes pour un singulier duo. Un concert comme un petit bonheur…

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Jean-François Bauret

Il avait croqué Klaus Kinski et Serge Gainsbourg. Mais aussi tant d’anonymes dont il savait tirer le portrait, nu souvent, en noir et blanc tout aussi souvent, avec cette délicatesse dans le regard qui n’appartenait qu’à lui. Jean-François Bauret nous a quittés à l’âge de 82 ans, ce 2 janvier 2014. Il y a tout juste vingt ans, j’avais rencontré ce photographe tendre et délicieux dans son atelier de la rue des Batignolles, à Paris, pour un entretien publié par le magazine Grands Reportages en mai 1994, mais resté en grande partie inédit. Extraits :

Adepte du beau tirage noir et blanc, portraitiste du désir, Jean-François Bauret ne peut être suspecté de collusion avec ces ânes d’ordinateurs, bâtés de 0 et de 1. Pourtant, dans son home studio du dix-septième arrondissement, foisonnant de centaines d’objets de bois, de terres et de peaux, au milieu d’un monde organisé autour de l’organique et du souvenir, trône un Macintosh Quadra. L’informatique « Mais, c’est très simple ! Bits et pixels, compression et décompression, des câbles partout, les photographes ont été très affolés par le numérique. Noyés dans un discours qui leur était étranger. Mais le photographe de l’an 2000 ne sera pas différent de celui de de 1900. Pour lui, il sera toujours plus important d’aller voir Velasquez au Prado que de se rendre dans les salons professionnels pour parler de technique. »

« J’aime ce mystère de la photographie qui fait que l’émotion traverse l’objectif et va s’installer sur la pellicule. Le photographe doit être quelqu’un qui respecte et qui accueille. Un passeur, comme un bambou creux en Orient, un passeur de vie : je vais aider cette personne à émettre ce qu’elle a en elle, sa sensibilité, son émotion… 

« Je fais une énorme différence entre le reportage qui relève quand même un peu de la photo volée et le portrait où il y a une vraie communication avec la personne photographiée. Soit le désir vient de moi, soit le désir vient de l’autre, mais dans tous les cas, il y a cette connivence entre deux désirs. C’est comme une déclaration d’amour. 

« Ma femme est bien meilleure photographe que moi. Parce qu’elle a cette spontanéité qui fait qu’elle sort son appareil et qu’elle déclenche au bon moment. Je suis très souvent touché par la vraie photo simple, celle qui n’a aucune prétention artistique, cette photo-souvenir venant à un instant qui tombe juste. C’est un petit peu comme quand tu fais l’amour. Est-ce que tu vas réfléchir ? Est-ce qu’il faut que je mette ma main là ? Que je titille le bout de sein ici ? Je ne sais pas si tu feras bien l’amour si tu es dans ces dispositions. Ta main se placera tout à fait naturellement parce qu’il y a, en face, un besoin pour qu’elle se place là. C’est l’inexplicable de la relation humaine : la justesse qui tombe au bon moment. Ce qui suppose de se laver l’esprit des deux côtés. En tant que photographe et en tant que modèle. »

À Claude, sa dame, à Isabelle, sa fille, pensées…

Le site Internet de Jean-François Bauret

L’une de ses dernières expositions à la galerie Baudoin-Lebon

L’une de ses dernières interview en vidéo 

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Lia Pale : un voyage hivernal

C’est au pied des Alpes que le compositeur autrichien Franz Schubert (17971828) a écrit son Winterreise, probablement son cycle de lieder le plus désespéré. C’est au pied des Alpes encore qu’officie le pianiste et arrangeur Matthias Rüegg, créateur, en 1977, du Vienna Art Orchestra, un big band qui a chamboulé bien des frontières musicales dans le monde du jazz. C’est au pied des Alpes, enfin (à côté de Linz), qu’est née Lia Pale, jeune vocaliste qui, dans ce disque étonnant, s’attache à effectuer ce voyage hivernal de façon proprement inouïe. Les puristes vont probablement hurler. Les autres ne peuvent que tomber sous le charme de cette voix limpide et précise. Pas celle d’une artiste lyrique ni celle, aux accents plus marqués, d’une chanteuse de jazz : ici, on évolue en permanence entre hommage respectueux et habiles détournements réalisés avec une rare culture musicale. L’écoute consécutive des originaux de ces courts lieder (par exemple dans la version de Barbara Hendricks accompagnée au piano par Love Derwinger) et de leur relecture par Lia Pale et Matthias Rüegg permet de mesurer à quel point ce voyage sillonne tout autant les chemins de la musique populaire américaine que ceux de la tradition savante européenne. Comme une manière de synthèse entre deux univers généralement opposés dans la perception qu’en a le public. Et alors même que les passerelles peuvent être nombreuses dès lors qu’elles sont bâties avec intelligence. Jamais prédatrice, l’interprétation de Lia Pale sidère par sa justesse de ton. Une réussite par ailleurs complétée d’un livret magnifiquement illustré comme l’industrie du disque en produit hélas de moins en moins. Chapeau, les artistes !

Gone too far. Par Lia Pale (chant, piano), Ingrid Oberkanins (percussions), Hans Strasser (basse), Harry Sokal (cuivres) et Matthias Rüegg (piano). 2013. CD EmArcy 0602537296613 (distribution Universal Music). Site Internet : www.liapale.net

Chronique publiée dans le numéro 63, daté hiver 2014, de la revue L’Alpe.


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Retour de l’aquarium : les Maldives autrement

Navigation dans les Maldives à bord du Koimala. Atoll de Felidhe (Vaavu). Photo : Pascal Kober

Navigation dans les Maldives à bord du Koimala. Atoll de Felidhe (Vaavu). Photo : Pascal Kober

Les Maldives ne se résument pas aux îles-hôtels totalement isolées de la vraie vie du pays. Pour découvrir cet archipel autrement, direction l’extrême sud, de l’autre côté de l’Équateur, à l’Equator Village sur l’île de Gan, dans l’atoll d’Addu, alors en pleine période électorale pour les élections présidentielles de septembre 2013. Puis retour dans le nord pour une courte navigation à bord du Koimala, un dhoni permettant de réaliser quelques belles randonnées subaquatiques avec palmes, masque et tuba dans les eaux des atolls de Male sud et de Felidhe (Vaavu). Air, terre, mer et bleus… Images :

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Air

Terre

Mer

Que les ichtyophiles passionnés qui repèreraient des erreurs dans les légendes des images n’hésitent pas à les signaler

Bleus

Contacts ? Informations ? Ici.

À voir : Océans et Le peuple des océans. Le film, mais surtout les quatre remarquables documentaires de 52 minutes, réalisés et scénarisés en 2009 par Jacques Cluzaud et Jacques Perrin (mais oui, le petit matelot amoureux de Catherine Deneuve dans Les demoiselles de Rochefort !).

À fuir : Atlantis de Luc Besson (1991). Une boursouflure vaine sur une « musique » pléonastique d’Éric Serra.

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Marcus Miller au festival des Enfants du jazz

À Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence), se déroule chaque année depuis 19 ans un festival qui fait la part belle aux enfants avec des stages de jazz (cette année sous la houlette d’Agathe Iracema pour le chant, de Guillaume Naturel et de bien d’autres). Conclusion en fanfare pour l’édition 2013 avec un Marcus Miller qui a longuement discuté avec les enfants en prélude à son concert avant de les inviter sur le plateau pour son deuxième rappel sur une reprise de Tutu mêlé d’un Come together des Beatles et de poursuivre par un bœuf au club du bar Le Choucas. Chapeau l’artiste ! J’en connais qui sont repartis avec de beaux souvenirs !

Chronique de l’intégralité de cette édition 2013 à paraître dans la revue Jazz Hot.

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Alzy Trio : So what

George Russell et Noël Balen. Jazz à Vienne 1987. Photo : Pascal Kober

George Russell

So what a été composé par le trompettiste Miles Davis (19361991) pour son célèbre album Kind of blue, paru en 1959 (et généralement considéré comme le disque le plus vendu de toute l’histoire du jazz). Le thème fait partie du répertoire des standards joués par les plus grands et a été notamment repris par Larry Carlton (dans une version très blues), le big band de JJ Johnson (19242001), Birelli Lagrène et Sylvain Luc ou encore Marcus Miller avec l’orchestre philharmonique de Monte-Carlo ! Initialement enregistré avec un quintet (Cannonball Adderley au saxophone alto, Paul Chambers à la contrebasse, Jimmy Cobb à la batterie, John Coltrane au saxophone ténor, Bill Evans ou Wynton Kelly au piano), il a fait l’objet d’une superbe version écrite en 1986 par le pianiste George Russell (19232009) pour son Living Time Orchestra. C’est sur la base de cet arrangement pour big band que Christian Sanchez a réalisé cette adaptation pour trio acoustique.

Cliquez sur le titre du thème pour lancer son écoute
(basse solo : Pascal Kober ; guitare solo : Thierry Rampillon).

So what (Miles Davis)

Télécharger ce thème sur iTunes.

En savoir davantage sur l’Alzy Trio

Image en vignette : George Russell en compagnie du journaliste Noël Balen au festival de jazz de Vienne en 1987. Photo : Pascal Kober

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Les Alpes de Doisneau avec… Melody Gardot !

J’animerai une petite causerie sur les Alpes de Doisneau au centre Séolane de Barcelonnette (Ubaye, Alpes-de-Haute-Provence) ce mercredi 24 juillet à 2045 (entrée libre ; office du tourisme de Barcelonnette : 04 92 81 04 71).

Melody Gardot, Grenoble 2012

Melody Gardot. 13 novembre 2012. Photo : Pascal Kober

PS spécial coup de cœur (et qui n’a rien à voir) : le lendemain de ma causerie, la chanteuse américaine Melody Gardot se produira au même endroit, dans le cadre du festival Les enfants du jazz, au cœur du beau parc du musée de la Vallée. Un écrin de sapins entourés de montagnes qui devrait séduire la jeune musicienne (elle n’a pas trente ans). Melody Gardot a magistralement tricoté son dernier album (The absence) dans une sorte de sea movie entre Portugal, Maroc, îles du Cap Vert et Brésil. En somme, et pour faire écho à l’épopée des Mexicains de Barcelonnette, une autre traversée transatlantique qui vous transportera à coup sûr. Car nul ne peut résister à la belle maturité musicale de cette grande voyageuse…

PPS. Pour ceux qui n’aurait pas encore vu l’exposition Doisneau du musée de l’Ancien Évêché, à Grenoble, à laquelle j’ai apporté ma (modeste) contribution, je rappelle qu’elle a été exceptionnellement prolongée jusqu’au dimanche 1er septembre et devrait fêter son cent millième visiteur (!) dans le courant du mois d’août avant de partir pour le… Japon.

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Youn Sun Nah à Jazz à Vienne

Les sept mille spectateurs du théâtre antique de Vienne sont tombés sous le charme du chant proprement inouï de Youn Sun Nah qui se produisait en quartet (avec Vincent Peirani à l’accordéon, Simon Tailleu à la contrebasse et Ulf Wakenius à la guitare) juste avant Avishai Cohen, le vendredi 12 juillet, lors de l’édition 2013 du festival de jazz de Vienne. Chronique et entretien à paraître dans la revue Jazz Hot.

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Esperanza Spalding, Radio music society

Dans le cadre des Estivales en Savoie, le château des ducs, à Chambéry, accueille chaque été depuis dix ans quelques concerts de jazz à entrée libre avec de très belles têtes d’affiche. Dianne Reeves ou Al Jarreau en 2008 ; cette année, Viktoria Tolstoy ou encore Esperanza Spalding avec sa Radio music society. Quelques images en prélude à la chronique dudit concert à paraître dans la revue Jazz Hot.

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Agathe Iracema à Jazz à Vienne

Quelques images du joli concert qu’a donné Agathe Iracema avec son quartet (Laurent Coulondre au piano, Samuel Hubert à la contrebasse et Rémi Vignolo à la batterie) sur la scène du kiosque de Cybèle le jeudi 4 juillet, lors de l’édition 2013 du festival de jazz de Vienne.

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Metz : pas belle, ma ville ?

Magnifique travail de Yann Arthus-Bertrand, réalisé tout récemment en vidéo aérienne, sur Metz (ma ville natale) en commande pour le centre Pompidou dans le cadre de son exposition temporaire intitulée Vues d’en haut (jusqu’au 7 octobre 2013) qui montre comment les vues aériennes ont pu tournebouler le regard des artistes depuis le milieu du XIXe siècle.

On y voit tout autant les jardins ouvriers que les immeubles des cités, les petits cabanons au bord des lacs que les monuments les plus attendus, les terrasses des bistrots que les hauts-fourneaux de l’U4. Le tout dans un registre plus graphique que documentaire.

Hormis la musique de la première partie, inutilement grandiloquente, je me retrouve entièrement dans ces images, comme si le photographe avait su capter, en quelques courts instants, toute l’âme de cette ville si attachante où j’ai vécu tant de belles choses…

Ça va sûrement faire grincer quelques dents du côté des acteurs culturels tout autant que chez les photographes de voir un saltimbanque accéder ainsi aux cimaises d’un musée d’art contemporain. Et c’est tant mieux…

Ça dure vingt minutes et c’est là :


Metz Metropole et le Pays Messin par Yann… par republicain-lorrain

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Kaori Ito, Chloé Lévy et Marcus Hageman

Quelques images du filage des deux pièces données par la danseuse japonaise Kaori Ito à L’Hexagone de Meylan (Isère). La première en solo (chorégraphie et interprétation de Kaori Ito sur une musique enregistrée de Guillaume Perret). La seconde en trio, avec la voix de Chloé Lévy et le violoncelle de Marcus Hagemann (Deux cordes, une voix ; une composition musicale de Chloé Lévy sur des textes du poète allemand Rainer Maria Rilke). La séance s’est poursuivie au musée de Grenoble où Kaori Ito et Chloé Lévy ont improvisé autour de cinq pièces de la collection permanente choisies par la danseuse et évoquant la féminité.

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Le site de Kaori Ito.
Le site de Chloé Lévy.
Le site de Marcus Hagemann.
Le site de L’Hexagone de Meylan.
Le site du musée de Grenoble.
Le site du Pacifique (merci spécial à Philippe Quoturel).

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Katia et Marielle Labèque : rock et baroque

Katia et Marielle LabèqueLa dernière fois que je suis allé écouter les sœurs Labèque, deux des plus belles pianistes classiques de la planète, c’était le 17 juillet 2011, entre… scies à ruban et stocks de bois (!) de l’atelier de construction des chalets Matti, dans le cadre du Menuhin Festival, à Gstaad, en Suisse. Moment de pur bonheur que de lire tant de joie sur leurs visages pendant toute la durée du concert. Ces deux-là ne savent rien faire comme tout le monde (voir notamment les productions de leur label KML) et c’est pour ça qu’on les aime. Hier, dans sa collection Empreintes, présentée par Annick Cojean, la chaîne France 5 diffusait un magnifique sujet réalisé par Fabrice Ferrari et Constance Lagarde. Émotion, écoute, justesse de ton, complicité réelle avec les artistes, touchantes images d’archives, tout y est bon. Rarement vu un documentaire aussi intelligemment réalisé sur des musiciens !

Rediffusion ce dimanche 28 avril 2013 à 0744 et jeudi 9 mai 2013 à 00 h 15.

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Les Alpes de Doisneau : prolongation

Formidable succès pour cette exposition du musée de l’Ancien Évêché, à Grenoble, à laquelle j’ai apporté ma (modeste) contribution. Inaugurée en novembre 2012, elle a déjà reçu plus de 60 000 visiteurs, tous ravis de découvrir tant de facettes méconnues du travail de Robert Doisneau, au travers de ces 120 photographies rassemblant nombre d’images inédites.

L’exposition devait s’achever demain, dimanche 14 avril ; elle sera finalement exceptionnellement prolongée jusqu’au dimanche 1er septembre 2013 afin de pouvoir également accueillir tous les visiteurs de passage dans les Alpes cet été. Et avant de s’envoler pour… le Japon !

Des animations particulières seront programmées les samedi 18 et dimanche 19 mai 2013 à l’occasion de la Nuit des musées (Musées en fête) ainsi que durant les Nocturnes au musée (tous les vendredis de l’été entre le 5 juillet et le 16 août 2013.

Article plus détaillé sur l’exposition et le catalogue en cliquant ici.

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Matthias Schriefl : Six, Alps & Jazz

Visiblement, si l’on en croit son portrait (en… peau de vache !) publié à l’intérieur du livret, le jeune trompettiste allemand Matthias Schriefl a grandi dans les alpages ! Ou presque : sa petite ville natale de Kempten n’est en effet située qu’à quelques encablures des sommets bavarois et autrichiens. Nul doute en tout cas, à l’écoute de ce CD auto-proclamé young german jazz, que sa musique est bel et bien estampillée alpine. À la vérité, peu de jazz ici, si ce n’est peut-être dans la liberté d’expression qu’il permet aux musiciens qui s’en emparent aujourd’hui. Mais beaucoup de détournements (et souvent jubilatoires) des mélodies traditionnelles de l’Allemagne méridionale et de ses montagnes. Matthias Schriefl use d’ailleurs d’instruments autochtones comme le cor (des Alpes) ou d’expressions locales comme le yodel pour bâtir, et de fort belle écriture, ce répertoire très finement arrangé pour les riches timbres des nombreux instruments à vent de son sextet. À défaut de jazz, une jolie curiosité qui permet de mesurer jusqu’à quel point les jeunes musiciens européens, dûment formés dans les Conservatoires, peuvent réinterpréter leur patrimoine.

Pascal Kober

Musiciens : Matthias Schriefl (tp, flh, etc.), Johannes Bär (tb, flh, etc.), Peter Heidl (flh, ts, etc.), Florian Trübsbach (as, cl, etc.), Heiko Bidmon (cl, fl, etc.), Gregor Bürger (bs, cl, etc.) + sept invités précisés dans le livret.
Thèmes : Langenwanger Intro, S´Deandl Vom Wintergrea, Am Schnackar Biichl, Andachtsjodler, Ländlesgruaß, Steinegger‘s Allerlei, Les Alpes Vues De Paris , S´isch Mer Alles Oi Ding, Langenwanger Reprise, Bald Ischs Halb Simme, Der Vorarlberger Problembär, Punzenjodler, Luschtig, Luschtig, Schlofiade.
Enregistré : en juillet et septembre 2011 à Bonn.
Durée : 5939″.
Référence : Act 9670 – 2.

Chronique publiée dans le numéro 60 de la revue L’Alpe.

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Nabucco à Grenoble

Quelques petites images (de famille ;-) des répétitions du Nabucco que va donner l’Orchestre symphonique universitaire de Grenoble, sous la direction de Patrick Souillot, du 15 au 19 mars au Summum à Grenoble. Informations en cliquant ici.

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# 2013 Javanaise

Clic-clic sur le guitariste pour une petite surprise…

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