Festivals de musique : la photo de presse menacée

Terri Lyne CarringtonAprès La Tribune de Genève, le quotidien helvétique Le Temps publie ce matin un long article ainsi qu’un éditorial saignant sous la plume d’Arnaud Robert. Évoquant les conditions de travail de plus en plus ubuesques imposées aux photojournalistes qui couvrent les festivals de musique (notamment à Montreux et au Paléo ; mais la situation empire tout autant en France), l’auteur achève son texte par ce vibrant appel : «  (…) médias et photographes ont un intérêt commun à défendre : pouvoir rapporter librement une histoire de la musique ». Et en effet, il s’agit bien de ça. De notre mémoire. Et de rien d’autre. Il était temps que les journaux d’information générale s’emparent de ce débat (l’hebdomadaire Télérama s’y est également mis cet été sous la plume de Cécilia Sanchez). D’autant que ledit débat est (hélas) déjà fort ancien. Dans une exposition de 1998Jazz(s), mes amours, mes voyages, je légendais ainsi l’image qui illustre ce billet : « Terri Lyne Carrington. Jazz à Vienne, France, 1990. Un tout petit coin de parasol. La belle « batteuse » était venue s’y relaxer après son sound check avec Stan Getz. Demain, de telles photos seront-elles encore réalisables ? Ces scènes intimistes, vécues en toute amitié avec les musiciens, sont en effet de plus en plus difficiles à saisir en raison de la volonté hégémonique des tour managers de contrôler l’image de leur artiste. Dans dix ans, que restera-t-il de la mémoire photographique du jazz si de telles pratiques devaient se développer ? » Dix-sept ans après, je vous le confirme, la mémoire photographique du jazz est bel et bien en lambeaux…

Pascal Kober
25 juillet 2015

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Cyrille Aimée au festival de jazz de Vienne

Elle est estampillée « set découverte » de cette édition du festival Jazz à Vienne et n’a donc droit qu’à vingt-cinq minutes de concert sur la grande scène du théâtre antique face aux cinq ou six mille spectateurs venus écouter Melody Gardot. Sacré défi ! Gagné haut la main avec une standing ovation après son chorus, proprement époustouflant, sur sa propre composition, Nuit blanche. Une chronique à lire dans le numéro d’automne de la revue Jazz Hot. Et en attendant, voici quelques images de la soirée et de son deuxième concert, plus intime, au Club de minuit…

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C’était Eddy

Eddy Louiss (orgue). 1941-2015 Festival de jazz de Grenoble (France). Mars 1988

Eddy Louiss (orgue). 1941 – 2015. Festival de jazz de Grenoble (France). © 1988 Photo Pascal Kober.

Hors de l’eau un orgue a surgi
C’est pas Nemo
C’est Eddy

À l’horizon, l’orgue se hisse
Ho hisse et ho
C’est Louiss

Claude Nougaro lui avait dédié une chanson : C’est Eddy. C’était dit. Tout est dit. En 1971, sur son album Sœur âme. Et sur une musique d’Eddy Louiss, évidemment. Jeu avec les mots. Comme les aimaient Claude. Quel autre musicien français de jazz peut aujourd’hui se vanter d’être le sujet-même d’un texte écrit par Nougaro ? Cet organiste à la carrure de Gargantua a accompagné aussi bien Jane Birkin que les Double Six, Stan Getz ou Henri Salvador et c’est le grand Michel, Legrand, qui l’avait présenté à Claude Nougaro. J’ai rencontré Eddy à plusieurs reprises, comme ici, en mars 1988 au festival de jazz de Grenoble. Deux ans plus tard, au festival Jazz à Vienne, pour un concert qu’il avait donné avec son Multicolor Feeling, il avait défié l’un des plus monstrueux orages qui se soit jamais déversé sur le théâtre antique de la vieille cité romaine. Dans ma chronique pour la revue Jazz Hot, j’écrivais alors : « Samedi 30 juin. 2045. Dernière note du chorus de basse de Marc Michel. La reprise du premier thème d’Eddy Louiss est saluée par un gigantesque coup de tonnerre. Les soixante cuivres du Multicolor Feeling se passent de sono. Sur les gradins du théâtre antique, cinq mille spectateurs tentent l’exorcisme. Règle du jeu : on ne bouge pas, ça va s’arranger. Pendant que l’on assèche la scène, Dizzy Gillespie envoie quelques notes depuis sa loge avec un micro HF. Les spectateurs, eux, sont restés. Le public de Jazz à Vienne est formidable. »

Eddy nous a quittés ce mardi 30 juin 2015. Salut l’artiste…

Pascal Kober

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Anne Sila : une fraîcheur solaire

Réactualisation du vendredi 15 mai 2015 : Anne Sila sera l’une des invités du pianiste Jacky Terrasson à l’Olympia le mardi 9 juin 2015. En compagnie (notamment) du trompettiste Stéphane Belmondo, du guitariste Marcio Faraco ou encore de la chanteuse Cecile McLorin-Salvant, l’une des plus belles découvertes de ces dernières années en jazz vocal.

Réactualisation du samedi 25 avril 2015 : Anne Sila est ce soir en finale dans l’émission The Voice sur TF1. Tous mes vœux de succès, Anne ! Puisses-tu, dans cette machine bien huilée, glisser quelques-unes de ces petites notes bleues dont tu as le secret ;-)

Anne Sila. Esplanade Saint-Vincent. Festival Jazz à Vienne. Dimanche 8 juillet 2012. © Photo : Pascal Kober.

Elle a le sourire lumineux. Au point qu’Anne Sila est qualifiée de « solaire » par Éric Torlini, directeur artistique du festival Couleur Jazz. Solaire ? Le concert d’Anne témoigne pourtant d’abord d’une indéniable fraîcheur, conjuguée à une étonnante maturité pour une si jeune musicienne. Ce sourire lumineux évoque la douce clarté d’une aurore estivale du Grand Nord. À l’orée d’une quasi-nuit qui tarde un peu à s’échapper et d’un jour qui aspire à poindre. Un diapason septentrional qui s’accorde bien à la voix d’Anne. Encore un tantinet ancrée dans un solide enseignement musical qu’elle subvertit toutefois déjà pour expérimenter les itinéraires de ses prochaines aventures. Bref, la voie d’une voix qui, demain, en conjuguant ses multiples talents, pourrait bien compter dans le monde du jazz vocal. En prémices d’une promesse : joli filet et léger voile (qui rappelle parfois une Lisa Ekdhal ; minauderies en moins), finesse extrême du phrasé, et ce délicat murmure dont elle joue à merveille (comme sur My foolish heart), à l’instar de la grande Betty Carter, mais sur un registre moins spectaculaire. Enfin, ce souffle apprivoisé que n’aurait pas renié un Stan Getz. Pour Couleur Jazz, Anne Sila a choisi un trio qui sait rester au service de son chant mais qu’elle n’hésite pas à solliciter : François Gallix aux graves fondateurs, Benoît Thevenot, qui tricote un bel écrin pianistique au lyrisme juste contenu, et à la batterie, Nicolas Serret, au jeu tout à la fois discret et d’une redoutable efficacité. Littéralement emportée par le combo, Anne Sila s’envole sur un répertoire aux tempos rapides, faisant montre d’une parfaite maîtrise rythmique, d’un joli sens de l’harmonie qui lui permet quelques improbables échappées dans des chorus très enlevés et d’un contact enjoué avec son public qu’elle met d’ailleurs à contribution lors d’un bis sur Route 66. À peine regrettera-t-on l’absence d’une ou deux ballades supplémentaires qui nous aurait permis d’écouter la belle dans un contexte plus intime. Mais on se console avec cette magnifique composition de sa plume autour du poème de Victor Hugo Demain, dès l’aube, qui a déjà des allures de futur standard du French songbook ;-) Anne revient ici au violoncelle, son premier instrument. Et elle y est radieuse. Comme si celui dont on dit que sa tessiture est la plus proche de celle de l’âme humaine pouvait lui ouvrir d’autres portes pour un singulier duo. Un concert comme un petit bonheur…

Pascal Kober
Renifleur du temps
Samedi 28 avril 2012 

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Disparition de B. B. King : le blues de Lucille

B. B. King au festival Jazz à Vienne. Mardi 1er juillet 1997. © Photo : Pascal Kober

B. B. King au festival Jazz à Vienne. Mardi 1er juillet 1997. © Photo : Pascal Kober

Le grand musicien de blues nous a quittés le 14 mai 2015 à l’âge de 89 ans.

Lucille, sa célèbre guitare, gently weep

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Planète : Jazz(s), mes amours, mes voyages

De Miles à Toots, de Betty Carter à Aziza Mustafa Zadeh, des steppes russes aux cieux caraïbes, de tournées en festivals, trente ans déjà que je parcours les territoires du jazz. Vingt ans déjà que Jazz Hot, plus ancienne revue de jazz du monde (créée en 1935 !) publie mes breakfast interviews, mes chroniques de disques, mes grands reportages et mes photos de musiciens. Sélection partielle et partiale…

Produite par Thierry Serrano pour le service culturel de la mairie de Vaulx-en-Velin, cette exposition itinérante a été présentée à plusieurs reprises dans de nombreuses institutions : Rencontres photographiques du centre culturel Simone-Signoret de Château-Arnoux (Alpes-de-Haute-Provence), Espace d’art contemporain pour le festival À Vaulx Jazz (Rhône), Médiathèque pour le festival Crest Jazz Vocal (Drôme), Médiathèque de Nouzonville (Ardennes), Palais du Parlement pour le Grenoble Jazz Festival (Isère), etc.

Si vous souhaitez présenter ce travail dans votre équipement culturel ou votre galerie, et obtenir les conditions de représentation de l’exposition, merci d’envoyer un message en cliquant sur le menu « Contact » en haut de page.

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K

Attention : exposition à l’épreuve !

Texte, photo, journalisme, musique… et toutes ces sortes de choses qui se jouent du temps et gardent trace de la vie. Je les voudrais amateurs. Du latin « qui aime » : le texte sur un carnet de voyage ; la photo « de famille » ; et le journalisme comme une écoute candide des murmures de la planète. La musique, enfin, en respiration et en parfait dilettante. Le photographe ne connait pas ce formidable retour du public juste après l’énoncé final d’un thème. Plaisir du musicien en direct. Or, au fond, au-delà des diverses formes d’expression, il s’agit bien d’abord de plaisirs.

Une expo de mes photos ? ’z’en ont de bonnes ! Jamais fait d’expo, moi. Déjà que j’ai du mal à définir mon activité… Versant professionnel : carte de presse numéro 49142. Photographe ou journaliste ? Euh… Ça s’expose, du texte ? Versant cartable : les Beaux-arts. Plasticien, donc ? Mouais… J’avais alors inventé un personnage qui m’allait bien : le renifleur du temps. Un moment oubliée, l’expression balise à nouveau ma carte de visite. J’ai toujours préféré les sentiers de traverse aux autoroutes de l’information.

Quant à retrouver mes petits parmi plusieurs dizaines de milliers d’images… Ah, la vie de grand reporter… Au fil du temps, archives à gérer, originaux perdus, négatifs rayés, photos oubliées, supports inadaptés, j’en passe et des meilleures. L’Agfachrome développé il y a près de trente ans dans un coin de ma cuisine parisienne côtoie l’Ekta de dernière génération traité Quality Lab, mais voisine également avec un vague film noir et blanc griffé ex-soviétique troqué au hasard d’une ruelle de Saint-Petersbourg pour répondre à un besoin urgent ou un fichier numérique empli de pixels. Sans parler du contenu de ces documents : depuis l’immense Dizzy jusqu’au petit copain, un bel éventail des musiciens de la planète jazz et aussi des mille et une pratiques de la prise de vues. Et eux, ils me demandent une expo !

Après ça, étonnez-vous du choix de la forme. Iconoclaste et peut-être bien inédite. Cadres et cimaises, certes, mais à l’intérieur, adieu marie-louise et belle photographie tirée sur papier baryté. Bonjour l’épreuve de photogravure réalisée à partir d’un fichier de mise en page. Les photographes, les vrais, vont hurler, eux qui vivent encore trop souvent sous la dictature du dieu piqué. Comment ? Une expo de photos scannées, tramées, numérisées… Quant à moi, j’aime, dans sa matière brute, ce drôle de papier satiné qui préfigure l’odeur de l’encre fraiche et qui marie avec tant de bonheur la couleur et la monochromie, les photos de famille prises au compact et les portraits réalisés en studio, les croquis et les grains d’argent. Bref, mes images et mes mots, ici fidèlement reproduits.

Pascal Kober

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Happy birthday Jazz Hot!

Les 28 et 29 mars dernier, la doyenne internationale des revues de jazz fêtait ses 80 ans derrière le Moulin Rouge à Paris, dans l’antre de Boris Vian (qui fit partie de notre rédaction dans les années 1950). La fête a vu passer de nombreux amis des mondes du jazz et de tout aussi nombreux musiciens comme Ellen Birath (chant), Daniel Chauvet (contrebasse), Philippe Desachy (saxophone baryton), Jean-Yves Dubanton (guitare), Bonney Fields (trompette), Ricky Ford (saxophone tenor), Agathe Iracema (chant), Michel Laplace (trompette), Kirk Lightsey (piano, ci-contre), Isabella Lundgren (chant), Gérard Naulet (piano), Lia Pale (chant), Michel Pastre (saxophone tenor), Mathias Rüegg (piano), etc. Voir la petite galerie ci-dessous dans laquelle un photographe facétieux a inopinément glissé trois images en forme de clin d’œil ;-) Saurez-vous les retrouver ?

Un anniversaire à poursuivre avec Delaunay’s Dilemma, une exposition consacrée à l’oeuvre de Charles Delaunay, fondateur de Jazz Hot, qui montre notamment ses Noirs au blanc, saisissants portraits de musiciens réalisés dans les clubs. L’accrochage dévoile également les coulisses de la naissance de la première revue de jazz du monde, créée en 1935.
Jusqu’au 11 avril 2015 à la Fond’action Boris Vian, 6 bis cité Véron, 75018 Paris. Entrée libre.

Pascal Kober

Pour en savoir plus sur cet anniversaire et sur la revue, voir le site Internet de Jazz Hot.

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Carmen Souza : transatlantique !

Carmen Souza, La Faïencerie. © 2015 Photo : Pascal Kober

Elle est née à Lisbonne, mais ses parents sont originaires du Cap Vert, au large du Sénégal. C’est donc tout naturellement que Carmen Souza interprète Sodade de Cesaria Evora (bien sûr), mais aussi Song for my father de Horace Silver dont le père était également issu de Dja r’Ma, l’île de Maio, située au sud de l’archipel.

Rien de très orthodoxe toutefois dans les relectures de cette chanteuse à la voix délicieusement polymorphe. Quand le jazz est là, la morna de Sodade ne s’en va pas. Elle se dévergonde en flirtant nonchalamment avec la note bleue dans une harmonisation qui joue le jeu d’un équilibriste dont le fil serait tendu entre deux mondes. Quant à la chanson pour son papa, elle prend fort justement ces couleurs latines qu’on ne lui connaissait guère. Ou pas à ce point.

Ce pont entre un Portugal du vieux continent et le nouveau monde des Amériques via les îles atlantiques est très intelligemment bâti par un directeur musical d’exception. Theo Pas’cal est bassiste. Excellent bassiste. Mais pas seulement. Theo est également un remarquable arrangeur qui accompagne les voyages vocaux de Carmen Souza depuis treize ans déjà. Une complicité dont on mesure la rareté à chaque instant de leur concert. Remarquablement accompagné par le Britannique Aidan Glover au piano et Elias Kacomanolis, un percussionniste né au Mozambique qui fait preuve d’une belle finesse, ce quartet-là vous embarque de bout en bout pour un voyage au (très) long cours.

Une nouvelle belle découverte d’Élisabeth Mathieu qui dirige la Faïencerie, cette petite salle de l’agglomération grenobloise (à La Tronche). En 2013 déjà, elle programmait Youn Sun Nah, quelques mois à peine avant que la chanteuse coréenne ne rassemble plus de sept mille personnes à Jazz à Vienne. C’est bien là tout le bonheur que l’on peut aujourd’hui souhaiter à Carmen Souza et à ses musiciens !

Pascal Kober
Renifleur du temps

Site Internet de Carmen Souza

Site Internet de la Faïencerie

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Les neiges du désert

À l’Occident de l’Orient, un hiver dans le djbel Sarhro. Des tirages en très grand format à découvrir (avec les peintures de Nassera Bouziane et de Christian Keramidas, ainsi que les photographies de Sahbi Hamada) jusqu’au samedi 31 janvier 2015, du mardi au samedi, de 13 h à 20 h, à la galerie More Art Tea, que vient d’ouvrir Isabelle Colbrant, au 41 rue Lesdiguières à Grenoble.

Scans : Yannick Brisquet, Glénat Production, Grenoble.
Tirages : Ludovic Fortoul et Jean-Louis Mathieu, Atelier Photo 38, Grenoble.

Ces neuf photographies ont été réalisées en février 1992 dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres autour de Tizi n’Ouarg (province de Ouarzazate, Maroc). Elles ont, pour partie, été publiées dans un reportage paru dans le numéro 14 de la revue L’Alpe.

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La Radio Télévision Suisse aime L’Alpe

Le numéro d’automne de la revue a été présenté dans l’émission Détours de la Radio Télévision Suisse, via un entretien d’une dizaine de minutes avec Madeleine Caboche, son animatrice. L’émission peut-être écoutée, podcastée ou téléchargée ici. La séquence concernant les excentriques, fadas et autres rêveurs, objets du dossier de ce numéro, démarre aux alentours de 43′ mais il ne faut par rater la première partie qui évoque la vie de Pierre Martelanche, un vigneron de la côte roannaise qui était également artiste brut. Cette partie se conclut par une rencontre avec André Robillard, un étonnant personnage parlant… martien (!), découvert par Jean Dubuffet en 1965 et dont la Collection de l’art brut de Lausanne et le théâtre de Vidy (canton de Vaud, Suisse) présenteront deux expositions du 28 novembre au 18 décembre 2014 (et jusqu’au 19 avril 2015 à Lausanne).

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Elounda : impressions crétoises (Cretan’s mood)

Les environs d’Elounda sont l’un de ces rares endroits au monde où l’on peut nager au cœur même de ruines millénaires. Cette civilisation minoenne engloutie m’a touché. Dans les eaux cristallines de l’ancienne cité d’Olous, j’ai rencontré une sirène. Pas sûr que ce soit Artemis Vritomartis, mais je suis convaincu qu’il y a là un lien avec la magie et la beauté de ces côtes crétoises. Seule Lida sait que seul le poisson sait… La prochaine fois, nous emporterons un verre de vin (crétois) pour marcher le soir venu autour de l’île…

Elounda Island Villas’ surroundings are one of these rare spots in the world where you can swim into the very heart of millenarian ruins. Minoan civilization touched me ! In the crystal waters of the ancient city of Olous, I had a rendezvous with a mermaid ! Not sure if it was Artemis Vritomartis. But I’m convinced that it has something to do with the magic and the beauty of this little hidden paradise of Cretan coast. Only Lida knows that only the fish knows (everything)… Next time, we’ll have a walk together during the night around the island with a glass of Cretan wine ;-)

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Disparition : Charlie Haden

Le contrebassiste américain nous a quittés hier. Un merveilleux musicien dont le jeu, tout de sobriété, se situait aux antipodes des rodomontades véloces de certains bassistes de jazz. De son bel itinéraire musical autour de la note bleue, particulièrement aventureux et toujours curieux de tout, je retiens notamment sa création à la fin des années 1960, avec la pianiste Carla Bley, du Liberation Music Orchestra ; ainsi qu’un merveilleux thème, Silence, qu’il avait écrit sur un disque enregistré pour ECM en 1980 avec le saxophoniste norvégien Jan Garbarek et le guitariste brésilien Egberto Gismonti. J’avais rencontré Charlie Haden à plusieurs reprises et notamment à Vienne en 1988 (image ci-dessous). Salut l’artiste…

Charlie Haden (1937-2014). Festival Jazz à Vienne (juillet 1988). Photo : Pascal Kober.

Charlie Haden (19372014). Festival Jazz à Vienne (juillet 1988). Photo : Pascal Kober.

Le site Internet de Charlie Haden est là.

L’article de Wikipedia sur le contrebassiste est très bien documenté.

Voir aussi les numéros 279 (paru en 1972), 446 (paru en 1987), 512 (paru en 1994) et 560 (paru en 1999) de la revue Jazz Hot.

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Exposition : dans les coulisses de Jazz à Vienne

Dans les coulisses de Jazz à Vienne

Plus de vingt ans maintenant que je me glisse dans les coulisses des grands festivals de jazz de la planète pour conter la note bleue aux lecteurs de Jazz Hot, la doyenne des revues de jazz, créée en 1935 à Paris par Charles Delaunay et Hugues Panassié.

De Pointe-à-Pitre à Saint-Petersbourg en passant par Anvers, Istanbul, Montreux, Stockholm ou Tanger, mes amours, mes voyages sont là. Plus proches aussi parfois, comme au festival Jazz à Vienne. Ici, les Alpes viennent tremper leurs pieds dans un Rhône qui étale langoureusement ses méandres, enlaçant la belle colline sur laquelle est bâti un théâtre antique. Depuis plus de trente ans, les vieilles pierres romaines accueillent durant la première quinzaine de juillet les meilleurs musiciens de jazz du monde, venus y jouer devant une tapisserie d’humanité (© Claude Nougaro ;-) composée de plus de sept mille spectateurs.

C’est dans ce lieu magique que la vingtaine d’images de cette exposition, soigneusement sélectionnées et somptueusement tirées par Ludovic Fortoul et Jean-Louis Mathieu, ont toutes été réalisées. Des scènes souvent intimistes, vécues en toute amitié avec les musiciens, mais qui sont de plus en plus difficiles à saisir en raison de la volonté affirmée de l’entourage des artistes de contrôler leur image. Alors même que sept mille spectateurs déclenchent sept mille fois leurs sept mille téléphones portables dans les gradins du théâtre antique… Vous avez dit « paradoxe » ?

Demain, que restera-t-il de la mémoire photographique du jazz ?

Expositions à Grenoble du mercredi 25 juin au samedi 6 septembre 2014 sur deux sites en vis-à-vis l’un de l’autre :
L’Atelier photographique 38, 104 cours Jean-Jaurès. 04 80 38 55 93
• L’Aiglon, 1 rue Camille-Desmoulins. 04 76 17 06 83.

Et pour entrer, par les mots et par les images, dans les coulisses de la préparation de cette exposition sur les coulisses de Jazz à Vienne ;-) deux liens Internet :

• Sur France 3, voir le reportage télé d’Isabelle Colbrant et d’Yves-Marie Glo.

• Sur France Bleu, écouter le portrait radio réalisé par Michèle Caron. 

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Mélanie de Biasio au palais idéal du facteur Cheval

Au pied de l’alpe est un palais. En ce palais sont des artistes. Ferdinand Cheval, facteur de son état, imaginait-il que son fameux palais idéal deviendrait lieu de rassemblement de tous les amoureux de l’art brut ? Imaginait-il qu’une directrice férue de culture, d’art et de musique, inciterait d’autres créateurs à s’exprimer dans cette improbable œuvre d’art qui chatouille les falaises du Vercors toutes proches ? Marie-José Georges l’a fait. Et diablement bien fait ! En 2012, avec une installation de Niels Udo ou encore avec Titouan Lamazou. Cette année (jusqu’au 29 juin) avec une surprenante création de Bernard Pras, un artiste qui, à partir de matériaux hétéroclites, a redessiné un portrait du célèbre facteur, visible depuis un seul point de vue, un peu à la manière d’un Georges Rousse. Le site et l’installation de Bernard Pras mériteraient à eux seuls le détour, mais ce cadre magique et ses nuits étoilées se prêtent également bien au spectacle. Le palais idéal du facteur Cheval accueille donc cet été une série de sept concerts. Aux côtés de valeurs sûres comme Maxime Le Forestier (le 5 juillet) ou Suzanne Vega (le 10 juillet), Marie-José Georges a pris le risque d’inviter aussi quelques jeunes pousses comme Mélanie de Biasio (photos du concert ci-dessous) que j’avais eu le privilège de découvrir en 2011 dans ses premières œuvres, déjà très prometteuses, au festival de jazz de Tanger (Maroc). Avec son dernier disque, No deal, intimiste à l’image du léger voile de sa belle voix grave, toute de délicatesse et de sensibilité à fleur de peau, la jeune vocaliste fait beaucoup parler d’elle en ce moment chez mes confrères journalistes. Conseil d’ami : si elle passe par chez vous (Marciac en août prochain) ne la ratez pas !

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Retour de l’aquarium (épisode 2 !)

Le numéro de juillet du magazine Chasseur d’Images est chez votre marchand de journaux depuis ce matin. J’y signe, en prélude à vos futures escapades estivales (et néanmoins aquatiques ;-) les textes et les images d’un dossier de dix pages sur les meilleures manières de réaliser des photographies sous-marines sans bouteille ni combinaison de plongée. Difficulté : néant. Plaisir : total. À vous de jouer ! D’autres images ? En cliquant ici.

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Les Alpes de Doisneau au Japon

Les Alpes de Doisneau au JaponAprès avoir enchanté plus de cent mille visiteurs au musée de l’Ancien Évêché à Grenoble, l’exposition Les Alpes de Doisneau (à laquelle j’ai apporté ma modeste contribution et qui avait fait l’objet d’un beau livre et d’un coffret parus aux éditions Glénat ; voir le numéro 58 de la revue L’Alpe) est présentée depuis aujourd’hui et jusqu’au 15 juin 2014 au musée de Kōriyama (dans la région de Fukushima) avant d’être accrochée à la fin de l’été au K*MoPA, le musée des arts photographiques de Kiyosato, dirigé par le grand photographe Eikoh Hosoe, dans l’ile d’Hokkaidō, la plus septentrionale de l’archipel.

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