Le carnet des tapas de montagne

Yannick Alléno, patron des cuisines de l’hôtel Meurice à Paris (trois étoiles au Michelin), officie aussi depuis peu au Cheval blanc à Courchevel. De cette expérience alpine, il a tiré un joli livre-objet (éditions Glénat) composé de neuf fois neuf fiches pratiques qui raviront tout autant les amateurs de produits d’excellence (fromages, salaisons et foies gras)) que ceux qui souhaiteraient élaborer des buffets mitonnés avec soin (tout petits farcis, tartares, briochés, salades et œufs toqués). Une ode aux terroirs de haute montagne.

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Anthologie des musiques traditionnelles de France

Patrick Frémeaux est un éditeur comme je les aime. Intelligemment militant, avec des parti-pris et une exigence quant au contenu de ses productions, consacrées pour l’essentiel au patrimoine sonore. Ce dernier entendu au sens large du terme puisque son catalogue va de ce fou de Pierre Barouh jusqu’à Michel Serres en passant par le chant des… oiseaux des Alpes ! On retiendra notamment sa récente anthologie des musiques traditionnelles de France qui compte dix volumes pilotés par l’ethnomusicologue Guillaume Veillet et complétés par des livrets très bien documentés.

Pascal Kober

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Le Festin

Joyeux anniversaire à nos amis du Festin, la revue culturelle des pays d’Aquitaine, qui fête, en cet hiver 2010, son vingtième anniversaire. Avec un numéro qui consacre vingt chefs et vingt produits du terroir. Et tous mes vœux pour les vingt prochaines années !

Pascal Kober

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Stages photos et voyages

Après avoir beaucoup bourlingué par monts et océans, Delphine Maratier (+ 33 (0) 614 46 67 44) a trouvé un port d’attache dans les Alpes. Elle y propose des formations photos destinées aux amateurs qui veulent mieux comprendre comment fonctionne leur appareil numérique. Au programme : questions-réponses sur la technique et l’informatique, mais aussi des travaux pratiques sur le terrain, à La Grave, dans les Écrins ou le Trièves. Ces stages se déroulent en demi-journées ou en week-ends et des voyages photos sont également organisés. Destinations 2010 : canaux de Patagonie, Éthiopie, Kerala et Ladakh (Inde).

Pascal Kober

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Alpins des Amériques

L'Alpe 46 : Alpins des AmériquesJ’ai rêvé de vivre à Montréal. Ou à San Francisco. Comme nombre de gamins : un rêve d’Amériques ! J’ai même rêvé de publier un transatlantique à la une de L’Alpe pour dire que le champ d’action d’une revue comme celle-ci reste ouvert au monde, ouvert aux autres. Mission accomplie pour ce troisième rêve.

Les habitants des Alpes ont toujours eu la bougeotte. Colporteurs, ils allaient vendre leurs graines jusqu’à la cour des tsars de Russie. Et contrairement à une idée reçue, ni le froid ni la faim ne les poussaient à franchir le col pour découvrir d’autres horizons. Seul les animait le goût d’entreprendre.

Ainsi, saviez-vous que le blues est aujourd’hui enseigné à l’université de Caroline du Sud par un professeur suisse ? Que la guitare électrique n’aurait pas été inventée de la même façon sans un autre émigrant d’origine helvétique ? Que des maçons de Haute-Savoie ont bâti l’un des plus anciens clubs de jazz de La Nouvelle-Orléans ? Que si le cap Horn est chilien plutôt qu’argentin, il le doit peut-être aussi à des producteurs de gruyère ? Que les moutons de Californie ont fait la fortune d’un pâtre piémontais ? Et enfin, le Mexique des Barcelonnettes : imaginiez-vous à quel point il pouvait entretenir, actuellement plus que jamais, une vraie ferveur populaire autour des patrimoines et du partage des cultures ?

Ces aventures, elles sont contées dans le numéro 46, daté automne 2009, de L’Alpe qui marque une autre migration, certes plus modeste, celle de la rédaction de la revue, qui va quitter, en cet automne 2009, ses bureaux historiques du Musée dauphinois, sur les hauteurs de Grenoble. Jacques Glénat, notre éditeur, vient en effet d’installer son siège social dans le couvent Sainte-Cécile qu’il a fait rénover en plein cœur de ville. Il y fêtera également ses quarante ans d’édition. L’occasion de saluer une autre belle aventure, osée, exigeante et passionnée. Plus de dix ans après sa création, L’Alpe en témoigne par son existence même. Longue vie et bon vent !

Pascal Kober

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Petit abécédaire d’un droguiste de marine

Lisez ces miscellanées que vient de nous concocter l’ami Loïc Josse, érudit breton, grand amateur de fêtes et pilier du festival des Étonnants Voyageurs. Sa droguerie de marine (une vraie), sise à Saint-Malo, vend de l’étoupe, des couleurs, du carbure et peut-être même de la gutta-percha si nécessaire pour protéger les cartes sur le chemin des Amériques. Au-dessus de cette merveilleuse boutique, Loïc a ajouté un salon où l’on cause et une librairie où les ouvrages de voyage côtoient les bateaux pop-pop, les aquarelles, le foie de lotte et la salicorne. C’est un peu l’âme de ce lieu ensorceleur et de son bosco gourmand que l’on retrouve dans ce livre passionnant et joliment illustré où l’on apprend incidemment que le savoyard Opinel est le couteau le plus prisé des marins et que la marmotte est aussi très utile aux callefatz.

Pascal Kober

Par Loïc Josse. Éditions Chasse-Marée — Glénat. 208 pages. 25 €.

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Poya Express

Une vingtaine d’auteurs de bande dessinée, principalement suisses, s’en donnent à cœur joie dans ce florilège qui dynamite la représentation graphique de la traditionnelle poya montrant la montée des vaches à l’alpage. Un sympathique petit ouvrage, œuvre de l’éditeur InFolio à Lausanne, dont on connaît l’excellence de la production en matière d’ouvrages plus savants.

Pascal Kober

Collectif. InFolio. 48 pages. 18 €.

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Visa pour l’image

Dali disait d’elle que sa gare est « le centre de l’univers ». Chaque fin d’été, Perpignan est bien le centre du monde des médias depuis que Jean-François Leroy y a créé le festival international du photojournalisme. Expositions, soirées de projection et rencontres avec ceux qui parcourent la planète pour documenter l’actualité sont au programme de cette manifestation singulière et militante qui, depuis plus de vingt ans maintenant, rappelle contre vents et marées que l’information est une dimension essentielle à l’existence même de nos démocraties. Et ce en dépit des coups de boutoirs qui lui sont portés par la presse people et l’infotainment. En cette année 2009, on pourra y voir des reportages qui n’ont pas trouvé place dans nos médias comme celui de Luca Catalano Gonzaga sur le travail des enfants au Népal qui s’est vu décerner le prix Care du reportage humanitaire doté de 8 000 €. Mais aussi l’étonnant travail d’Abbas sur le monde islamique ou encore les images de Françoise Demulder ou de Steve McCurry. À suivre également, un colloque très intéressant autour du thème du regard des autres, avec cette profession de foi : « Quelle vision peuvent avoir de nous, membres du G8, ceux qui forment le reste du monde, le G185 ? » Potentiellement passionnant si les universitaires présents oublient de s’écouter gloser pour laisser la parole aux hommes du « reste du monde ».

Pascal Kober

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Une mémoire pour le Preservation Hall

J’ai rencontré la photographe américaine Shannon Brinkman, séduit par son portrait du Preservation Hall Jazz band publié sur le site Internet du célèbre club de jazz de La Nouvelle-Orleans. Le temps d’un message pour lui demander si par hasard, elle aurait aussi en archives des images des autres bâtiments construits par deux architectes savoyards évoqués dans le numéro 46, daté automne 2009, de la revue L’Alpe, et la commande de quatre photos était passée. À l’américaine : avec sourire (virtuel ;-) et efficacité. Dans son activité professionnelle, Shannon s’intéresse également aux sports équestres et aux hommes qui habitent La Nouvelle-Orléans. C’est ainsi que depuis 2003, elle photographie les musiciens programmés au Preservation Hall dans le cadre du projet The Change We Play. Cette galerie de portraits, complétée par des entretiens réalisés avec la journaliste Eve Abrams, compose un remarquable travail, patrimonial et social, sur la mémoire du club. Mais aussi, et au-delà, sur la mémoire du jazz en général, une musique née à La Nouvelle-Orléans qui représente un apport culturel majeur des États-Unis d’Amérique à l’art du XXe siècle.

Pascal Kober

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Time and silence

Impressionnante image de couverture ! Dans ce noir et blanc intense, l’amateur croit déceler la patte (photo)graphique d’un Sebastiao Salgado et c’est en réalité une jeune photographe qui signe ce portrait saisissant. En moins de dix ans, Caroline Halley des Fontaines a déjà beaucoup arpenté le monde, après ses études en sociologie du développement à la Sorbonne. Ses pas l’ont menée essentiellement en Afrique et en Asie d’où elle a ramené cette collection d’instants de calme et de sérénité. Quarante-sept images (pas une de plus) mais quelles images ! Éditées avec un soin méticuleux et très sobrement mises en scène comme de petits haïkus contant la planète et l’âme des hommes qui l’habitent. Un travail remarquablement abouti qui témoigne d’une belle maturité photographique.

Time and silence. Caroline Halley des Fontaines. Éditions teNeues. 96 pages. 29,90 €.

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Photo numérique : c’est la mémoire qu’on assassine !

La photo numérique est un formidable progrès pour qui maîtrise l’intégralité du processus de production de l’image. Pour tous les autres, amateurs comme professionnels, cette dématérialisation risque bien de rendre inexploitables demain les milliards de documents que nous réalisons aujourd’hui. Alerte rouge.

Hier, tout était simple. Un joli paysage, clic, c’est dans la boîte. Trente-six clics plus tard, passage au labo pour récupérer trente-six négatifs et autant de tirages. Des objets pas du tout virtuels face auxquels nos petits-enfants pourront vraisemblablement s’émerveiller encore dans quelques dizaines d’années. Bien ou mal rangés, bien ou mal documentés (comment ? vous ne légendez pas vos portraits de famille ?), bien ou mal archivés, qu’importe. Ou presque. Au fil des siècles, les évolutions des supports (plaques de verre, diapositives ou films négatifs, couleur ou noir et blanc) n’ont fondamentalement rien changé à ce constat.

Demain, pas sûr qu’il en soit encore de même. Les appareils photos argentiques ne représentent déjà plus que 1 % du marché et on estime que 60 % des foyers français sont équipés en numérique. Une technique qui a du bon : déclencher sans compter (chaque image ne coûte presque rien), voir immédiatement les résultats et ainsi corriger ses erreurs, visionner ses photos sur le téléviseur, les retoucher, les publier sur son site Internet, les envoyer aux amis par courriel, etc. Seul souci : tant qu’une image n’est pas imprimée, elle n’a qu’une existence virtuelle, fragile série de 0 et de 1 qui migrent de la carte mémoire de l’appareil vers l’ordinateur et parfois (mais parfois seulement !) vers une sauvegarde.

Les risques sont pourtant nombreux : effacement accidentel de fichiers, panne d’ordinateur ou de disque dur, virus informatiques, CD-Rom mal gravé ou rayé. Sans même évoquer les questions de logiciels, de formats de fichiers ou de supports de sauvegarde. Rien ne dit par exemple que les enregistrements de photos en RAW seront lisibles dans dix ans. Ceux qui ont stocké des films sur des cassettes vidéo V2000 ou des photos en très basse définition sur des Laserdisc, ceux qui ont archivé des fichiers informatiques sur des disquettes 5″ ¼ sans les transférer sur de nouveaux supports s’en mordent aujourd’hui les doigts. Même les appareils capables de lire ces formats n’existent plus ! Alors qu’ils ont disparu il y a moins de vingt ans !

À la revue L’Alpe, c’est au quotidien que nous mesurons les atouts, immenses, de la photo numérique pour la presse, mais aussi ses limites : fichiers de format exotique, définition d’image insuffisante, absence de tirage papier pour contrôler les couleurs, numérisations de médiocre qualité, etc. Même dans un contexte professionnel, les processus de production ne sont ainsi pas toujours maîtrisés par l’ensemble des acteurs de la chaîne. Dans un contexte plus général, le risque est donc immense de voir des pans entiers de la mémoire visuelle individuelle et collective disparaître dans ce grand trou noir de la dématérialisation de l’image.

La parade est connue : sauvegarder encore et encore, dans un format de fichier standardisé, en plusieurs exemplaires stockés dans des lieux différents, transférer ces sauvegardes sur de nouveaux supports dès qu’un bond technologique fait naître un nouvel outil d’archivage amené à se développer. En somme, rester aux aguets quant aux évolutions de l’outil informatique. Pas sûr que le commun des mortels ait assez de motivation pour se préoccuper de ça. Mais plus nous serons sensibilisés à cette question et moins la mémoire risquera d’être assassinée…

Pascal Kober

Altaï. Photo : Pascal Kober http://www.pascalkober.com

Photomosaïque bâtie à partir des 707 photographies numériques réalisées lors d’un reportage en Russie en septembre 2004 dans les montagnes de l’Altaï. 707 fichiers JPEG sauvegardés sur plusieurs disques durs stockés dans différents endroits. 707 tranches de vie toutefois totalement virtuelles qui n’existent dans la vraie vie que lorsqu’elles sont imprimées ou publiées. L’original de l’image ainsi recréée par le logiciel MozoDojo illustrait un article paru dans le numéro 27 de la revue L’Alpe. Photos : Pascal Kober.

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Alzy Trio : Seize cordes en bal(l)ades

English version below

Pascal Kober (basse), Christian Sanchez (guitare) et Thierry Rampillon (guitare)

Design : Michka Piera

Depuis les langoureuses mélodies de la bossa nova jusqu’à la note bleue du jazz en passant par les mots doux de la chanson française et les rythmes du flamenco, le séduisant voyage de seize cordes en bal(l)ades qui revisitent à leur façon, très singulière, les grands standards du répertoire.

Après la parution de Seize cordes en bal(l)ades, son premier disque, enregistré en 2007 et également disponible sur iTunes et les principaux sites de téléchargement de musique, l’Alzy Trio entame en 2011 sa dixième saison d’existence et donne toujours chaque année plusieurs concerts en France ainsi qu’à l’étranger.

Né au printemps 2002, le groupe réunit aujourd’hui encore les trois mêmes amis musiciens : Pascal Kober à la basse acoustique fretless, Thierry Rampillon et Christian Sanchez aux guitares acoustiques. Plusieurs belles expériences font écho à ce premier opus : une émission de télévision avec Pierre Barouh, Sheyla Costa et Jean-Pierre Mas, une participation au festival de jazz de Tanger, au Maroc ou encore les projets Friends (I et II) rassemblant une kyrielle d’invités exceptionnels.

Le deuxième disque de l’Alzy Trio, à paraître à l’automne 2011, sera consacré à un French songbook, comme en clin d’œil au Great American songbook qui fait la part belle aux standards de la chanson de Broadway repris par les plus grands musiciens de jazz. Ce nouveau répertoire propose des arrangements instrumentaux originaux réalisés à partir des plus belles chansons françaises, thèmes emblématiques, connus dans le monde entier. Plusieurs amis musiciens invités (Tamanga Bévis et Elsy Fleriag au chant, ainsi que Jean-Pierre Jackson à la batterie) apportent également leur pierre à cet édifice architecturé autour du plaisir de jouer et des sourires complices, sur des thèmes de Serge Gainsbourg (La javanaise), Michel Legrand (Chanson de Maxence, Chanson des jumelles), Claude Nougaro (Cécile ma filleLes pas, Tu verras, Un été), Jacques Prévert et Joseph Kosma (Les feuilles mortes), Aldo Romano (Rimes) ou encore Charles Trénet (Que reste-t-il de nos amours ?).

Écoutez quelques thèmes du premier disque ici :

Wave
Corcovado
So danço samba
Insensatez
Balanço
Rimes
So what
Birdland

Pour acheter le CD de l’Alzy Trio dans la vraie vie, merci d’envoyer 10 euros (frais de port inclus) à : Association Jazz en ballade, 7, rue d’Aquitaine, 38130 Échirolles, France. Pour le télécharger, rendez vous sur iTunes ou sur les principales plates-formes de téléchargement légal. Enfin, pour tout connaître des prochaines dates de concerts, et voir des vidéos ainsi que quelques reportages sur les tournées, visiter le site Internet de l’Alzy Trio.

From sultry Bossa Nova melodies (João Gilberto, Vinícius de Moraes, Tom Jobim, Michel Jules…) to timeless jazz standards (Chick Corea, Dizzy Gillespie, Miles Davis, Charles Mingus, Stevie Wonder, Joe Zawinul…), French favorites (Pierre Barouh, Joseph Kosma, Francis Lai, Michel Legrand, Yves Montand, Claude Nougaro, Aldo Romano, Henri Salvador…) and flamenco rhythms (Paco de Lucia), this 16-string trio adds its personal touch to the great classics of our time.

Click here to go to Alzy Trio’s website and know more about concerts, tours, videos and photo reports about the band.

To order the CD, simply send ten euros (postage included) to : Association Jazz en ballade, 7, rue d’Aquitaine, 38130 Échirolles, France.

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Alzy Trio : Wave

Wave est un thème composé en 1967 par Antônio Carlos (Tom) Jobim (19271994) que le compositeur a lui-même chanté avec Frank Sinatra. La chanson a également été reprise par Ella Fitzgerald ou encore Sarah Vaughan (avec le big band de Michel Legrand, sur un tempo extrêmement lent) et, en version instrumentale, notamment par Birelli Lagrène et Sylvain Luc.

Cliquez sur le titre du thème pour lancer son écoute (guitare solo : Thierry Rampillon)

Wave (Tom Jobim)

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Alzy Trio : Corcovado

Joao Bosco, Joao Gilberto et Caetano Veloso. Festival de jazz de Vienne, 1989. Photo : Pascal Kober

Joao Bosco, Joao Gilberto et Caetano Veloso

Composé en 1960 par Tom Jobim, Corcovado a été chanté par João Gilberto qui en a écrit le texte. Le titre de ce thème fait référence au célèbre sommet de Rio de Janeiro sur lequel a été érigée, en 1931, une gigantesque statue du Christ. Un grand classique de la bossa nova qui sera notamment repris en instrumental par Stan Getz. Une version anglaise (Quiet nights of quiet stars) sera également chantée par Ella Fitzgerald, Stacey Kent ou Diana Krall. Henri Salvador a adapté le thème en français (Bonjour et bienvenue) dans Performance !, son enregistrement en public paru en 2002 chez EMI : « Je vais vous interpréter un air qui nous vient d’outre-Atlantique. Il arrive avec douceur, du pays de la langueur, où les femmes ont des saveurs poivrées de fruits exotiques. »

Cliquez sur le titre du thème pour lancer son écoute
(basse solo : Pascal Kober ; guitare solo : Thierry Rampillon).

Corcovado (Tom Jobim et João Gilberto)

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Image en vignette : João Bosco, João Gilberto et Caetano Veloso au festival de jazz de Vienne en 1989. Photo : Pascal Kober.

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Alzy Trio : So danço samba

So danço samba est un thème composé par Tom Jobim (1927 – 1994) et Vinícius de Moraes (19131980).

Cliquez sur le titre du thème pour lancer son écoute (guitare solo : Christian Sanchez).

So danço samba (Tom Jobim)

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Alzy Trio : Insensatez

Il se murmure que Tom Jobim se serait inspiré des harmonies du fameux Prélude numéro 4, opus 28, de Frédéric Chopin pour écrire Insensatez en 1961 sur un texte de Vinícius de Moraes. Devenu un standard du répertoire de la bossa nova, ce thème a été joué en version instrumentale par des musiciens comme Stan Getz, Roy Hargrove, Birelli Lagrène ou Aziza Mustafa Zadeh. Il a également été chanté à de multiples reprises : en portugais par Eliane Elias, Astrud Gilberto, João Gilberto ou Paula Morelenbaum (très belle version avec le pianiste japonais Ryuichi Sakamoto) ; en langue anglaise (How insensitive) par Karrin Allyson (qui l’introduit par le fameux Prélude), Dee Dee Bridgewater, Ella Fitzgerald, Michele Hendricks, Diana Krall, Karin Krog, Petra Magoni ou encore… Iggy Pop (!). Pour l’anecdote, on notera aussi une version en français (Quand tu m’as parlé) chantée par… Richard Anthony (!) ou le guitariste Sacha Distel.

Cliquez sur le titre du thème pour lancer son écoute (basse solo : Pascal Kober).

Insensatez (Tom Jobim)

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Alzy Trio : Balanço

Balanço est un thème composé par un ami guitariste, Michel Jules, hélas trop tôt décédé, et qui avait longtemps séjourné au Brésil où il avait notamment rencontré le percussionniste Luiz Carlos de Paula qui accompagnait alors Jorge Ben. Avec sa formation Notenstock, dont faisait également partie le guitariste Stéphane Sarlin, il avait enregistré un CD en 1992 (À côté du soleil) et un album live en 1993 avec le bassiste américain Abraham Laboriel.

Cliquez sur le titre du thème pour lancer son écoute (guitare solo : Christian Sanchez).

Balanço (Michel Jules)

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Alzy Trio : Rimes

Ce thème à cinq temps (une métrique peu courante en jazz, sauf quand le saxophoniste Paul Desmond écrit Take five pour le quartet de Dave Brubeck ;-) est l’œuvre du batteur français Aldo Romano. Il a notamment été repris, dans une version très lyrique (comme il se doit), par le trio du pianiste belge Ivan Paduart sur son disque, My french heart, célébrant les grands auteurs de chansons en langue française. Ce morceau a également été chanté par Claude Nougaro (sur un très joli texte qu’il écrivit en 1981 ; voir ci-dessous), mais aussi par Maurane ou Sandrine Kiberlain (en trio accordéon, contrebasse et guitare).

Cliquez sur le titre du thème pour lancer son écoute.

Rimes (Aldo Romano et Claude Nougaro)

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Rimes (musique d’Aldo Romano et texte de Claude Nougaro)

J’aime la vie quand elle rime à quelque chose
J’aime les épines quand elles riment avec la rose
J’aimerais même la mort si j’en sais la cause
Rimes ou prose

J’aime ma chanson quand elle rime avec ta bouche
Comme les ponts de Paris avec bateau-mouche
Et la perle des pleurs avec l’œil des biches
Rimes tristes

J’aime les manèges quand ils riment avec la neige
J’aime les nains qui riment avec Blanche-Neige
Rimons rimons tous les deux
Rimons rimons si tu veux
Même si c’est pas des rimes riches
Arrimons-nous on s’en fiche

J’aime la vie quand elle rime à quelque chose
J’aime les épines quand elles riment avec la rose
Rimons rimons belle dame
Rimons rimons jusqu’à l’âme
Et que ma poésie
Rime à ta peau aussi…

(bis tutti)

Rimons rimons belle dame
Rimons rimons jusqu’à l’âme
Et que ma poésie
Rime à ta peau aussi…

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